Portraits lacérés
Dans l’Antiquité, on détruisait les statues et la représentation du visage des morts, c’était la « damnatio memoriae ». À la Révolution, on martela les sculptures, symboles religieux ou de l’Ancien Régime. Aujourd’hui, on lacère les portraits des vivants, particulièrement ceux des candidats aux élections sur leurs affiches. C’est toujours au visage que l’on s’en prend, en priorité aux yeux. Parfois, une affiche déchirée fait apparaitre une autre affiche précédemment collée, comme un palimpseste. Depuis 2009.
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